Quelques constats…
Ma troisième session comme étudiante au baccalauréat achève; il ne me reste d’une recherche à mettre, laquelle sera disponible ici, et un examen d’histoire. Cette session, j’ai beaucoup appris sur moi-même mais aussi sur comment bien communiquer mes idées et comment gérer les opinions des autres, surtout vis-à-vis le développement durable.
J’ai rencontré plusieurs personnes qui n’étaient pas ouvertes au développement durable, à la protection de l’environnement. Ma tutrice d’atelier en était une, des collègues et amis aussi. En fait, je pense qu’une chose qui leur fait peur, par rapport à l’architecture verte, est les excès qu’elle produit. Souvent, les bâtiments verts ont un côté quelque peu farfelu, des formes plutôt originales, qui vont certes plaire aux personnes ouvertes aux différentes possibilités que nous offre notre monde, mais pas à celles qui y sont fermées. Que faut-il faire alors pour leur plaire? Avoir quelque chose de plus terre-à-terre, sans ces formes courbes ou angulaires. Il faut avoir une architecture plus traditionnelle, qui s’intègre bien dans son milieu, tout en allant chercher le côté durable dans les détails.
Par exemple, lors de mon dernier projet, dont je vais mettre les photos et les rendus 3D disponibles dès que possible, ma coéquipière (Marie-Michèle Dupras, ancienne étudiante en technique d’architecture au Collège Montmorency) et moi avons pensé à diminuer la hauteur des bâtiments sud, permettant ainsi d’apporter un éclairage supplémentaire à la cour intérieure, le centre de notre projet, mais aussi aux appartements situés dans le bâtiment nord. Des toits verts ont été installés sur les premiers afin de donner une belle vue aux appartements situés en hauteur, toujours dans le bâtiment nord. Les façades sont en briques, lequel est un matériau vert, pouvant être utilisé pendant 400 ans (donc, il serait facile de prendre de la brique usagée) et dont l’extraction et la fabrication n’est pas nuisible à l’environnement. (Source: Moisson Montréal) Les appartements sont pour la plupart traversants, donnant tous sur la cour intérieure et permettant ainsi de ventiller naturellement l’intérieur de ceux-ci lorsque les températures le permettent.
De petits détails, mais qui sont passés inapperçus aux yeux des personnes fermées aux développement durable et qui ont attiré ceux qui y étaient ouverts.
Un autre constat que j’ai réalisé : j’ai déjà tout le bagage nécessaire pour bien saisir les principes d’une architecture durable. Certes, j’en ai beaucoup à apprendre côté esthétique et tout le côté technique des bâtiments (éclairage, électricité, les gratte-ciels…). Cependant, j’ai dans ma poche des cours de chimie, de physiquem, de thermodynamique et d’éco-conception pour comprendre comment la chaleur circule dans un bâtiment, pour comprendre comment l’air y circule et pour faire les bons choix environnementaux. Il suffit simplement de mettre les morceaux du casse-tête en place. Ceux qui ne seront pas capable ne pourront simplement pas suivre le train, puisque dans l’univers scientifique, tout change rapidement.
Sinon… je passe tout commentaire sur mes professeurs et je félicite sincèrement Monsieur Jacques Lachapelle pour son magnifique cours d’histoire sur l’architecture québécoise! Et je finis avec ce blog, Mon ecohabitat, avant de vous en reparler plus tard! ![]()
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