Category: Mes projets


Et je ressort de mon ermitage

Cela fait maintenant un peu plus d’un an que mes études sont terminées et que je travaille à temps plein dans un bureau oeuvrant principalement dans le domaine municipal et institutionnel. Un an que j’absorbe des quantités astronomiques d’informations qui me seront toutes utiles dans ma future carrière.

Un congé forcé de mon blog et de ma vie sur le web allait de soi afin que je puisse me concentrer sur ce que j’apprenais, apprendre à travailler et apprendre de mes erreurs (car oui, il y en a eu! Personne n’est parfait…). D’un point de vu personnel, l’année 2012 ne fut pas facile, comportant d’avantage de bas que de haut.

Et si maintenant j’écris et que je fais un retour, c’est que oui, j’en ressens le besoin, mais aussi que des décisions importantes doivent être prises tout au long d’une carrière, même en période de stage. Je dois apprendre à me connaître et à savoir ce que je veux accomplir comme future architecte. J’ai donc profité des vacances des fêtes pour refaire le plein d’énergie, mais aussi approfondir cette réflexion qui a soudainement abouti en lisant le dernier numéro du magazine La Maison du 21e siècle. Ce n’est pas un article en particulier qui a allumé la lumière au bout du tunnel, mais simplement en lisant le magazine que j’ai réalisé ceci : je me suis éloignée de mes rêves.

L’architecture municipale, c’est intéressant. Il y a certes un défi à travailler avec ce milieu, sur lequel je ne m’étendrais pas trop, avec tous les articles, nouvelles et enquêtes ce déroulant. Les projets sont complexes et réaliser un projet précis et détaillé avec un budget très restreint, n’est pas une chose facile. Mais il me manque l’aspect créatif des 3R, d’utiliser des matériaux naturels, d’oser certaines technologies écologiques et économiques (à long terme). J’ai toujours rêvé de faire ma résidence en ballots de paille, j’ai toujours rêvé de faire du recyclage architectural afin d’apporter du renouveau dans certains quartiers, j’ai toujours rêvé de prouver que de faire une architecture qui fait WOW avec peu de moyen, c’est possible, à condition d’être créatif.

Malheureusement, avec ma présente situation professionnelle, je suis loin de réaliser ces rêves… et mon portfolio et site web devront être mis à jour pour mieux refléter ma personnalité, mes idéaux et mes rêves afin d’aller plus loin dans cette direction.

Ah oui! J’oubliais : Bonne année à tous! 🙂

Les sports de glace et la société

Les sports de glace sont au centre de la culture québécoise et canadienne. Que ce soit le patinage artistique, le hockey, le patinage de vitesse ou même la ringuette et le curling. On se rencontre autour d’une patinoire pour parler, pour jouer, s’amuser, se défouler, mais aussi pour regarder une bonne game.

L’impact des sports de glace ne se résume pas uniquement à cela.

Des rues, des places publiques ont aussi été créée en l’honneur d’atlhètes, d’équipes et du sport. En fêtant une victoire, les partisans s’approprient un lieu pour fêter. Ce lieu peut être nouveau à chaque fois ou peut être fixe. Une certaine pression est alors créée sur l’autorité afin de mieux adapter ce lieu aux besoins des partisans, afin de le rendre sécuritaire et plus appropriable. Le nom de ce lieu peut même changer. Ainsi, la ville devient hockey, et une transformation a lieu au sein de celle-ci.

Certes, nous pouvoir voir ces comportements avec les partisans des équipes professionnels. Cependant, ils existent même à l’échelle local, alors que les partisans de ces petits patineurs sont les parents eux-mêmes. Il faut donc penser à aménager un lieu afin qu’ils puissent discuter et célébrer un bon entraînement, le premier but, la première pirouette ou le temps reccord de leur enfant. Ce lieu est présentement le hall de l’aréna, sans chaise, sans table et généralement minuscule. Ne serait-il pas normal de l’agrandir afin de permettre une meilleure appropriation de celui-ci par la société? Il n’y a pas que le confort des joueurs à penser lors de la conception d’un aréna, mais aussi celui des parents et des citoyens qui vont interagir avec ce bâtiment.

La grande majorité des arénas ont été construits dans les années 60 et 70. Peut-être à cause du succès du Canadiens de Montréal. Peut-être à cause du boom économique engendré par la Révolution Tranquille.  Peu importe, le résultat est là et maintenant la société est prise avec des bâtiments coûteux, extrêmement vétuste (certains frôlant même l’insalubrité) et énergivore.

Les antipodes du développement durable.

C’est grave.

Pourtant, le nombre de personne qui utilisent ses bâtiments est considérable.  Leur place dans notre société a déjà été démontrée. Les arénas sont là pour rester, au grand malheur des écologistes et environnementalistes, qui aimeraient sûrement les voir disparaître à cause de l’énergie qu’ils consomment et des produits réfrigérants utilisés pour conserver la glace. Après tout, le plus simple est de pratiquer nos sports de glace l’hiver, sur une patinoire extérieure, non?

Heureusement, les technologies ont évolué, ou plutôt nous sommes retournés à nos sources avec des procédés simples et efficaces sains pour l’environnement et l’humain. Je parle ici d’utiliser du gaz carbonique ou de l’amoniac comme réfrigérant. Étant donné le vaste espace engendré par la pationoire elle-même, il serait possible de l’utiliser afin de favoriser une ventillation naturelle du bâtiment et augmenter le confort de celui-ci ainsi que diminuer les risques de corrosion engendré par l’humidité de la patinoire. Diminuer le nombre de façades orientée sud de la patinoire et l’utilisation d’un toit végétal ou pâle sont d’autres stratégies simples qui permettraient de diminuer la facture énergétique en diminuant l’apport du rayonnement solaire sur le bâtiment. Pour ce qui est de la neige, il serait peut-être plus avantageux de la réutiliser pour l’eau des toilettes ou pour refaire la glace au lieu de la laisser fondre à l’extérieur. Qu’en pensez-vous?

Avec un peu de créativité, il est possible de rendre un bâtiment banal tel qu’un aréna en un bâtiment plus vivant, propre et esthétique réflétant ainsi notre passion pour les sports de glace verdis.

Cité Simbie

Ce fut le nom donné à notre projet d’atelier de cette session.

Qu’est-ce qu’une cité? C’est le nom donné aux bidonvilles en Haïti.

Qu’est-ce que Simbie? C’est l’esprit voudou de l’eau, mais aussi le nom donné à un hôtel dans le quartier Martissant de Port-au-Prince.

Le projet? Proposer une solution à la reconstruction du pays suite au tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Le défi était énorme, il faut le dire. Cependant, en travaillant méthodiquement et faisant les études et analyses nécessaires, il a été possible de proposer une bonne solution, qui, dans notre cas, ne consistait pas à faire un plan d’ensemble ou un plan d’aménagement, mais plutôt à faire des interventions ponctuelles afin d’améliorer la qualité de vie des Haïtiens et Haïtiennes.

Cependant, ce n’est pas de la solution elle-même dont je veux vous parler, mais plutôt de ce que j’en retiens :

  1. Nos banlieues sont vraiment moches… elles manquent désespérément d’espaces publiques intéressants et encourageant les interractions entre les voisins! Voir ici le principe des lakous haïtiennes.
  2. Nous ne laissons pas assez de place aux usagers dans la conception d’un espace ou d’un lieu. L’architecte, les professionels, les entrepreneurs et promotteurs ne sont pas là pour imposer leur vision d’un habitat, mais devraient plutôt accompagner les futurs usagers dans leur projet. C’est un travail rempli d’humilité que nous nous devons de faire.
  3. En déménageant trop souvent d’une maison à l’autre, nous avons perdu la valeur réelle d’une maison et l’investissement qu’elle représente. Il devient impossible de s’approprier un lieu comme il se doit. Tout est précipité pour qu’on ait la même chose que le voisin le plus riche de la rue. Erreur qui nous encourage à vivre au-dessus de nos besoins. Assumons plutôt qui nous sommes, demandons-nous ce que nous avons réellement besoin et où sont nos priorités et, finalement, acceptons la hiérarchie sociale qui en résulte.

Les deux derniers points peuvent se rejoindre puisqu’en assumant qui nous sommes et en apprenant à nous connaître comme individu, comme famille, nous serons plus à l’aise de parler directement aux professionnels, entrepreneurs, architectes et promotteurs de ce que nous voulons réellement.

Étrangement, ces aspects presque naturels sont très présents dans les pays en voie de développement et presque oubliés dans les pays développés… Où est l’erreur? Et tout aussi étrangement, bien que plusieurs professionnels sachent très bien que les banlieues modernes sont loin d’être adéquates, ils essaient d’appliquer une meilleure méthode dans les pays en voie de développement… Sommes-nous réellement crédibles à leurs yeux en voyant ces grandes différences?

Quelques questions restées sans réponses…

Vous pouvez trouver le rapport de l’atelier ici et la présentation .

Cette semaine…

… j’ai eu deux bonnes nouvelles!

La première, j’ai trouvé un emploi dans une firme d’architecture, petite, mais qui m’a l’air très sympatique et terre à terre.

La deuxième, ma proposition de projet final pour ma maîtrise a été acceptée! 🙂

Ce projet final a pour thème les arénas municipaux du Québec. Côté architecture, esthétique et confort, il y a beaucoup d’amélioration à faire. Même chose pour le côté énergétique et la qualité de l’environnement intérieur. Pourtant, ce sont les berceaux de notre sport national (le hockey), mais aussi de sports fortement appréciés de notre part (patinage artistique et patinage de vitesse). Cela n’a aucun sens…

Bien que j’ai moi-même fait du patinage artistique durant de nombreuses années (et ça continue!), il y a une recherche importante à faire sur le sujet avant de m’attaquer à un bâtiment précis. Je vous invite donc à laisser ici vos expériences dans les arénas ou à me les envoyer par courriel (catherine(à)marcoux.ca, en remplaçant le (à) par @). Après tout, nous sommes très nombreux à utiliser ces bâtiments communautaires!

Au fur et à mesure que je trouverais des pistes de réflexion intéressante, je les metterais sur  ce blog, afin de partager l’information avec tous, et particulièrement les élus municipaux, les directeurs d’urbanisme, les employés municipaux, les architectes et ingénieurs.

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